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Le Beeldi Lab dévoile sa première étude sur le parc tertiaire français

S’appuyant sur les données collectées via son application mobile, Beeldi, acteur de l’audit technique des bâtiments, annonce lancer le « Beeldi Lab », qui dévoile une première étude sur l’état des bâtiments tertiaires. On y apprend notamment que 80 % utilisent un fluide frigorigène qui devrait être interdit d’ici 2025, ou que 17 % des chaudières présentent une non-conformité réglementaire. Le point sur les enseignements.

Le Beeldi Lab dévoile sa première étude sur le parc tertiaire français
Beeldi, spécialiste de l’audit technique des bâtiments, annonce avoir créé le « Beeldi Lab », un laboratoire dédié à la réalisation d’études s’appuyant sur les données récupérées via son application. A travers ces futures études, l’objectif est de mieux cerner les spécificités du parc immobilier français et les améliorations nécessaires pour remédier à la vêtusté des installations techniques, aux non conformités réglementaires, aux risques potentiels pour la sécurité, ou encore identifier les leviers de performance énergétique. Ce mardi 12 octobre, le Beeldi Lab a dévoilé les résultats de sa toute première étude concernant l’état technique des bâtiments tertiaires. Cette étude s’appuie sur les données de 5 107 bâtiments du parc tertiaire français, soit l’équivalent de 6,8 millions de m2, et sur l’analyse de plus de 26 000 équipements (chauffage, ventilation, climatisation, électricité, éclairage…). L’étude révèle notamment qu’on retrouve en moyenne 5 défauts critiques de sécurité sur 10 000 m2. Dans le détail, 10 % des disconnecteurs présentent une absence de contrôle réglementaire, près de 14 % des groupes de dosage (traitement de l’eau) sont en mauvais état, et 18 % des équipements froids ne sont pas conformes sur le contrôle d’étanchéité. Autre enseignement : le R410A – qui ne sera plus autorisé pour les nouvelles PAC dont la charge en fluide (PRG > 750) est inférieure à 3 kg, commercialisées à partir 2025 – représente encore près de 80 % des fluides frigorigènes utilisés.
Chaudières : 12 % fonctionnent encore au fioul, et 17 % sont non conformes
Du côté du mode de chauffage, sur 1 327 chaudières analysées, 78,2 % des chaudières fonctionnent au gaz, mais 11,7 % fonctionnent toujours au fioul. A noter que sur l’ensemble de chaudières étudiées, 17,3 % présentent une non-conformité réglementaire. Les pompes à chaleur (PAC) représentent en outre 20 % du parc.
Au niveau de l’éclairage, près de 50 % des équipements sont de type LED. L’interrupteur reste majoritaire (43,6 %), bien que le détecteur de présence soit en essor (34,6 %).
Autant d’enseignements qui invitent les gestionnaires à se pencher sur ces différents points pour se mettre en conformité avec la réglementation actuelle, et anticiper les obligations à venir.