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Plan Initiative Copropriétés : coup d’accélérateur confirmé pour 2021

Janvier dernier, la ministre chargée du Logement Emmanuelle Wargon annonçait la couleur : 2021 serait l’année de l’accélération du plan Initiative Copropriétés. Centré sur la lutte contre la dégradation des copropriétés, notamment dans les quartiers fragiles, le plan d’intervention voit quasiment son budget doubler, tout comme ses objectifs. Au programme : création d’un observatoire des impayés et déploiement de la formation et de la certification des syndics de redressement.

Plan Initiative Copropriétés : coup d’accélérateur confirmé pour 2021

« Trois ans après le lancement du plan Initiative Copropriétés, les engagements sont tenus et les collectivités pleinement mobilisées. 2021 marque une accélération du plan Initiative Copropriétés avec des chantiers emblématiques lancés et avec une montée en puissance des Orcod, notamment de droit commun », se réjouit Emmanuelle Wargon.

La ministre déléguée au Logement réunissait, ce mercredi 20 octobre, l’ensemble des partenaires du plan Initiative Copropriétés (PIC). Le bilan positif et l’optimisme pour le futur du dispositif annoncés en janvier dernier se confirme. Depuis 2018, 81 286 logements à ce jour ont été rénovés ou sont en cours de rénovation, dans le cadre de la stratégie nationale d’intervention sur les copropriétés pour lutter contre le fléau des copropriétés dégradées.

352 millions d’euros mobilisés

Parmi les copropriétés financées, 20 586 ont bénéficié d’une rénovation énergétique, représentant un gain moyen de 48 %. 23 232 ont été aussi subventionnés dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne.

Des chantiers illustrent les progrès du PIC : travaux de rénovation de la Tour Neptune de Mantes-la-Jolie et de la copropriété les Mouettes à Vaulx-en-Velin, démolition et définition en cours du projet urbain de la barre Sorano à Saint-Etienne du Rouvray… D’après le ministère de la Transition écologique et l’Anah, des « engagements forts ont été respectés », suite à la signature de l’Opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national (Orcod-In).

Signé à Villepinte en janvier 2019, ce partenariat a concrétisé depuis l’Ocord-In de Nîmes en cours et le financement des travaux d’urgence à 100% TTC de Grigny 2, acté grâce aux crédits de France Relance. Un décret d’urgence extrême a été également consacré à l’Orcod-In de Clichy, afin d’accélérer l’acquisition de logements par l’opérateur public foncier des collectivités franciliennes (EPFIF).

Au total, le PIC a réuni 352 millions d’euros. Comme annoncé en janvier dernier, les moyens et objectifs ont été quasiment doublés en 2021. Ainsi, 202 millions d’euros se sont ajoutés à l’enveloppe, dont 24,7 millions d’euros grâce à France Relance, pour accélérer le plan d’intervention, axé sur « la prévention, la réhabilitation et la transformation permettent une intervention globale et cohérente par les collectivités », rappelle Thierry Repentin, président de l’Anah.

Vers la création d’un observatoire des impayés

Les nombreux partenaires du PIC ont aussi mis la main dans le portefeuille. 212 millions ont été engagés par le réseau immobilier Procivis pour des prêts attribués aux copropriétaires et copropriétés bénéficiaires. CDC Habitat rassemble de son côté 20 projets de portage foncier, dans l’idée d’acquérir 1 536 logements, soit un investissement de 146 millions d’euros. Même objectif pour Action Logement, qui vise 2 500 logements acquis, soit un budget de 400 millions d’euros.

Avec l’Anah, la Banque des Territoires poursuit son cofinancement de 85 études et missions de suivi-animation d’un montant de six millions d’euros. De son côté, le Nouveau Programme National de Renouvellement urbain (NPNRU) mené par l’ANRU, intègre 90 % des copropriétés inscrits au plan, avec 190 millions d’euros déjà engagés.

Concernant l’observatoire des impayés demandé par la ministre du Logement en janvier dernier, la structure a été mise en place, centrée sur « un travail proactif avec les collectivités afin de prévenir les risques de difficultés », explique le communiqué. La Banque des territoires et Procivis se penchent de leur côté sur le financement du reste à charge pour les copropriétaires, afin de trouver des dispositifs adaptés. Enfin, autre projet évoqué lors de point ce mercredi : la simplification du déploiement de la formation et la certification des syndics de redressement (certification QualiSR).