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Valeur verte des logements : un critère variable selon les régions

Dans son étude annuelle sur la valeur verte des logements, le Conseil Supérieur du Notariat (CSN) revient sur la répartition des ventes de logements anciens par étiquette énérgétique. À noter cette année : l’importance croissante de ce critère dans le Centre-Val de Loire, où la plus-value est de +17 % pour les appartements les plus performants, et en Nouvelle-Aquitaine, où la moins-value est de -20 % pour les maisons les plus énergivores.

Valeur verte des logements : un critère variable selon les régions
Comme chaque année, le Conseil Supérieur du Notariat (CSN) dévoile les résultats de son étude sur la « valeur verte » des logements, c’est-à-dire l’augmentation du prix d’un logement liée à de meilleures performances énergétiques. Les notaires de France précisent que, pour cette nouvelle étude basée sur les chiffres de l’année 2020, l’ancien diagnostic de performances énergétiques (DPE) a été pris en compte. Pour rappel, depuis le 1er juillet 2021, le mode de calcul du DPE a été modifié, ne s’appuyant plus sur les factures énergétiques, mais sur un ensemble de caractéristiques du logement (année de construction, localisation, isolation, système de chauffage, type de fenêtres…). De fait, les DPE ne pourront plus être déclarés « vierges » comme cela pouvait être le cas lorsque le propriétaire n’avait pas accès aux factures des locataires. Des disparités géographiques Dans son étude, le CSN souligne que la part des logements les plus énergivores reste très variable selon les départements, notamment en fonction du climat météorologique. Ainsi, la part de passoires énergétiques est particulièrement importante dans les territoires ruraux et montagneux comme le Cantal (36 %), les Hautes-Alpes (34 %), la Creuse (30 %), les Alpes-de-Haute-Provence (30 %), ou la Savoie (29 %). À l’inverse, la proportion la plus faible (3 %) se situe dans les départements proches de l’arc méditerranéen (Bouches-du-Rhône, Var), et du sud de la façade atlantique (Gironde, Pyrénées-Atlantiques). 39 % des logements anciens vendus en 2020 avaient une étiquette D Selon l’étude, en 2020, 7 % des logements anciens vendus présentaient une étiquette A ou B, et 11 % étaient des passoires énergétiques (F ou G). En dehors de ces extrêmes, l’étiquette D concerne la part la plus importante des logements vendus sur l’ensemble de la France en 2020, avec 39 %, suivie par l’étiquette E (24 %). D’un point de vue géographique, la part de logements les plus économes est plus importante en Nouvelle-Aquitaine (10 %) et en Occitanie (9 %). Inversement, la part la plus importante de passoires énergétiques vendues concerne les régions Bourgogne-Franche-Comté (17 %), le Grand Est et le Centre-Val de Loire (16 %). Sur cinq ans, la part des ventes de logements énergivores a toutefois nettement baissé dans certains départements comme la Lozère (-23 points), le Cantal (-18 points), la Haute-Loire (-16 points), ou la Meuse (-15 points). Sur cette même période, la part des logements les plus économes vendus a le plus augmenté dans les Pyrénées-Atlantiques, en Gironde, en Île-et-Vilaine, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Landes, ou encore en Loire-Atlantique. L’étiquette énergétique, davantage prise en compte dans l’ouest de la France Concernant la valeur verte des logements, l’étude révèle que la plus-value pour les appartements les moins énergivores a nettement augmenté dans le Centre-Val de Loire, passant de +7 % en 2019 à +17 % en 2020. Inversement, elle a diminué en Bourgogne-Franche-Comté (de +16 % en 2019, à +8 % en 2020). À noter également : la moins-value des appartements les plus énergivores, qui s’est particulièrement accrue en Nouvelle-Aquitaine (de -9 % en 2019 à -14 % en 2020). Concernant les maisons, la moins-value est encore plus importante en Nouvelle-Aquitaine, avec en moyenne -20 %. Globalement, le CSN note que la plus-value sur les maisons les plus performantes est plus marquée à l’Ouest, avec notamment +14 % en Nouvelle-Aquitaine, contre +7 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Les notaires de France rappellent par ailleurs que l’impact d’une mauvaise étiquette énergétique est moindre dans les zones où le marché immobilier est tendu. C’est notamment le cas en Île-de-France, où les plus-value et moins-value sont moins significatives.